Giuseppe Zoppi

La présentation de l'artiste

Quelques textes :

Les fenètres de Trieste – Sergio Brossi – 2014

Trieste a une atmosphère unique qu’en peu de ville l’on retrouve.
Les palais sur le rivage, qui au coucher du soleil se reflètent dans la mer, en cette lumière d’ombre, en un dernier feu d’ouest qui fròle de travers la blanche tour de la Lanterne vieille, maintiennent une rigoureuse présence.
Les façades qui apparaissent éteintes s’illuminent dans les vitres de mille fenètres en passant d’une opacité apparente a’ s’enflammer dans la lumière d’un incendie sans flammes.
Et la lumière de cette ville sur la mer qui était très chère au “Triestino” James Joyce ( 1882-1941) Irlaindais de naissance, Anglais de langue et Parisien de coeur.
L’ “Ulisse” l’écrivain le commença à Trieste avant la première Guerre Mondiale et le finit lors du second séjour à Trieste, en une ville qui changeait de visage entre 1919 et 1920.

Le roman qui en realité est un énorme poéme semble suivre la trace de l’homérique “ Odyssée “ voyage vécu par ses protagonistes en une ville qui se déclare , évidemment Dublin, mais vraisemblablement se révèle étre Trieste.
Dublin est en mains étrangères par les occupants Anglais; même Trieste est administrée par les Autrichiens.

La première scène du premier episode se déroule à l’intérieur d’une tour, le phare de Sandycove qui se découpe à l’horizon de Dublin: cette reconstitution trove une confrontation dans l’architecture neoclassique de la Tour de la lanterne vieille qui caractérise le panorama de Trieste pour qui arrive en ville par la mer.

Le personnage de Bloom, commerçant d’un certain âge d’origine juive amant de la flânerie ne sarait autre que l’écrivant Italo Svevo (1861-1928) et dans la référence homérique, le sagace Ulysse, tandis que l’auter, James Joyce, assume la place du fils Télémaque.

Cette Trieste littéraire,on la retrouve ponctuellement dans l’ouvre de Giuseppe Zoppi, peintre de Udine né à Gorizia,qui vit dans le mythe de trieste, la ville des souvenirs de sa famille et de ces trés chers parents.
Son résultat est un langage d’expression abstraite, mais l’insperation poétique lui vient de Trieste. Une “Trieste en Papier “ tirée des pages de l’Ulysse avec ses “ sanctuaires “ :Le bain Fontana , les maisonettes douteuses de “vieille ville “ ou logeaient les “ Sirènes” avec leur “ Chant “ dangereux, les cafés et les bistrots ou Joyce amait chanter avec les choristes du théâtre Verdi, les généreuses beuveries avec les porteurs du Nouveau Port, la Berlitz School ,structure scolaire ou il ensegnait l’anglais comme l’autobiographe Télémaque, les pièces douteuses des logeurs et les petits appartements des maisons d’ouvriers ou l’écrivain vécut avec Nora Bernacle et ou naquirent les fils – vraiment- Triestins.

Dans les toiles de Zoppi l’on retrouve une harmonie exceptionnelle, une pureté d’inspiration qui s’explique dans la couleur, dans les différentes matériaux , dans les techniques , la gestualité des graffits et la consommation de l’usage et du temps.
Mais à savoir bien regarder sont raiconnaissables les éleéments d’inspiration les portes bleues du “ Bain Fontana “ et les petites portes des cabines, les persiennes et les volets blanchâtres, les portes laquées en rouge des maisons closes, les images rouillées et enfumées de la gare aux temps de “Sud Banhof “ , la “ Clef d’Or “ et au “ Métro Cubo “ célèbres maisons douteuses et divers endroits de la ville.

La peinture de Zoppi s’exprime entièrement en une qualité essentielle ni épidermique ni anecdotique: elle vit en une atmosphère onirique et très poétique afin de sympathizer avec les choix de “ Triestino-Joyciano“ et pour ce qui nous a donné.

Giuseppe et Joyce – Paolo Centioni – 2014

C’est une montée symbolique celle qui porte à Giuseppe Zoppi. Comme si, d’une obscure galerie, l’on devait continuer par d’étrois tournants, rampes d’escaliers en bois, tout en haut vers la clarté et, près de la lucarne, voila Giuseppe, en attente.

Il me conduit en un Studio-Mansarde ou l’oeil plane sur les toits et en bas sur la place S. Giacomo. Quelle envie d’un Studio adossé au ciel ! Mais des toits de Udine et du ciel de Udine l’artiste ne s’est jamais inspire ; sa pensés se tourne vers différentes latitudes, lieux littérarires et en même temps concrets.

La Trieste qui se reflètte en filigrane dans les pages de Joyce : “Cavana”, les portes rouges”, “Les Bains Fontana“.
Au grand Irlandais Zoppi a dèdié un cycle “ De Joyce a Trieste “
Un flux de memoire qui ré-évoque un carrefour de relations,cultures,ambiances- “La Gare centrale “, Rue (via) della Pescheria”, “ Birreria Dreher “ avec annexes atmosphéres , moisissures pigments….

Le jour de notre rencontre, en effet, j’ai trés apprécié l’azur salin de la puissance de l’encaustique sur toile , en outre une certaine haleine de jaune sur fond humoral ou bien travaux de rouge peints avec bariolages et graffits.
L’oeuvre – “Via Bramante 14 – 16 Juin 1915“ simule un fragment pariétal, est blanche mais un blanc vécu dans le temps, qu’ avec de fins équilibrages a laissé çà et la, taches, égratignures, eregonflements et traces qui annoncent un début d’humidité ….. autre nous viennent de la texture de la toile , ou l’on peut découvrir des grumeaux, impuretés, césures ,le tout composé avec savoir. Même discipline et mesure révèlent dans le développements récents sur plaques en metal ; je m’imagine Giuseppe suivre le temp peu disposé dans son avant-poste ,inversement, l’événement résonne et l’artiste avec patience ou mémoire d’alchimiste en explore toute une gamme des bleus, des turquoises comme la toile “ Molo 3 “ ou aux couleurs se juxtapose une trame de signes, matière, graffits, un fond sur lequel émergent des traces d’oxydation.

A une tiédeur apaisée de poussières et fer renvoie, par contre, l’oeuvre “ Fonderia “ dans la quelle Zoppi se met a l’épreuve, tellement que la superficie séduit et donne envie d’une écoute tactile, à cause des residus ferreux et/ou limailles éparpillées çà et là, tandis que l’oeil plonge entre la fumée des bruns, puis se tranquillise en une réverbération incertaine d’azur.

Et encore, plusieurs gammes de turquoises, aspérités de roches, algue, et écume, viennent évoquées dans “ Alta marea ai Fontana “. Ici Giuseppe procède par soustraction dans le sens que les abrasions ,les pigments, luminescences, oxydations, le tout rassemble à la petite porte d’une imbarcation, d’un hublot un seuil qui respire et intercepte la pensée qui va rqpide et légère.

Zoppi, recherche et poésie – Licio Damiani – 2013

Manifestations de couleurs se répandent dans le oeuvre de Giuseppe Zoppi. La recherche technique sur les matériaux se transforme en un flux poétique.
L’artiste d’origine ( originaire ) de Gorizia ( Italie ) vit a Udine au dernier étage d’une Maison sur la place San giacomo. Il a exposé plusieurs fois a Paris, ou il se rend trés souvent afin de “ s’aubreuver” de fantasie; il a partecipé aussi a Lille ainsi qu’en différentes villes de France, d’ Autriche – en outre Vienne -, en Allemagne, Suisse, Slovénie mais aussi en Italie à Milan, Bologne , Prato , Livourne , Trieste ainsi qu’en Croatie ( Istre )

Il emploie, en superposant les niveaux picturaux, l’acrylique, l’huile et l’antique encaustique étalés en spatules, avec une gamme trés riche de nuances, sur bois, plaques en zinc, toiles de jute de différentes textures.
Puis coupe, grave, soustrait pour faire sortir traces de ce qui était sous la superficie.

“ Ma peinture “ affirme “ née par réduction “
Les cadres dénudés et reduits en pures chromies se proposent comme une continuelle fluctuation en suaves palpitations lumineuses dans une dimension ou tout est indéterminé, indéfini, masque, hors de chaque concept de limites selon une vision de l’espace comme équilibre attaint, comme contemplation et concentration emotive.
La peinture est réduite à une essentielle incorporalité, mais vivante, même si profondément et lacérée.

Les oeuvres évoquent portes, fenétres, murs blesses d’inconnus événements existentiels, décrutés par le temps et événements atmosphériques, d’ou l’on comprend une réalité inconnaisable mais riche de “vibrations énergétiques”.
Entre dans le mystère, se noyer en un cosmos de présences passés de couleurs transparentes ou sombres céleste ou rouge, orange jaune, noir, violet ou blanchàtre grumeaux de rouille se dispensent sur des fonds obscurs.

Parfois se répandent légers, d’autre fois s’accentuent en figures verticales. Une manière maintenant impalpable, vaporeuse , aérienne qui ensorcèle l’observateur comme chants de sirenes.

Des distractions

Si je me détourne, je ne te vois pas
A quelle heure tu m’as pas pris le coeur? S’il fait jour, ce n’est pas le bonheur
C’est la nuit qui me tourmente……
J’ai les mêmes paroles qu’hier, arides, Mais pour toi, que derrière les déchirures Tu m’as conquis, j’ai la passion,

Pour toi, qui a la couleur du vin rouge Tu es Art……… et rien d’autre