David Thelim

La présentation de l'artiste

Artiste peintre né en 1966 à Marseille. Il s’intéresse particulièrement à la représentation de la multitude dans un espace saturé, ainsi qu’à la représentation de la ressemblance et de la différence qui se côtoient.

Ses thèmes de prédilection peuvent l’amener à passer d’une expression figurative à une expression totalement abstraite.

Série Répétitifs

Série Ciel Hommes

Série Balcons

Série Hyper saturation

Série Piscines

Série Visages

La biographie détaillée

Plus sur l'artiste

L’œuvre de cet artiste est souvent associée à la littérature :

Une collection « DIRE LA PEINTURE » retrace le parcours artistique de David THELIM en association avec des écrivains dont Jean Christophe DUCHON DORIS  écrivain (prix Goncourt de la nouvelle ), Jean CONTRUCCI, romancier, Jean-François MEYER, Galeriste, Julien Blaine, artiste marseillais, Aurélie BIAGGINI journaliste.

  • TOILES DE NUIT 2009
  • DESSINS AU STYLO BILLE 2010
  • GOUACHES 2011
  • BACCHANALES 2013
  • PEINTURES ET PLASTIQUES 2014

Une de ses gouaches a été sélectionnée comme thème du « concours de nouvelles francophones  Sebastograph » en 2013

 

Expositions

2015

  • Galerie BARTOLI – Exposition collective (Michèle Mascherpa et Elisabeth Lemaigre-Voreaux)  Marseille.

2014

  • HANGART «PEINTURES »  – novembre.
  • Galerie MEYER, Exposition Collective –  septembre.
  • Galerie MASSALIA  – juin.

2013

  • PAVILLON  M (dans le cadre de Marseille, capitale européenne de la Culture) «Huiles et Plastiques» –  décembre.
  • Galerie Françoise ESTRAN « LES BACCHANALES » – avril mai.

2012

  • Galerie Françoise ESTRAN – mai juin juillet.

2011

  • Galerie MEYER-  novembre décembre.
  • Galerie MIKA  – juin – TEL AVIV.
  • Galerie Françoise ESTRAN – avril mai.
  • HANGART : « Gouaches » – janvier.

2010

  • ESPACE ECUREUIL : « Huile sur toile » – juillet.
  • Galerie MEYER : « Visages à la bille » – avril.

2009

  • HANGART : « Toiles de nuit II » – février.

 

David Thelim par Ludovic Duhamel

La foule, toujours recommencée…

Matin, midi et soir, la foule, ici, là, partout, omniprésente. La foule de mes semblables. Electrons libres qui s’aimantent et se repoussent. Humains compressés, embrassés, agglutinés, qui se collent à mes basques, se marchent sur les pieds, se tiennent au garde-à-vous, jouent des coudes, de la voix et parfois du poing. Humains pressés, brassés, bousculés, qui courent après le temps, vivent à cent à l’heure, sans cesse en mouvement, toujours sur le qui-vive…

Dans le métro, dans les grands magasins, à la piscine, au cinéma, dans la rue, partout cette multitude bruyante et chamarrée, grouillante et versatile. A chaque instant tout contre moi qui me tient chaud, en même temps qu’elle me broie… A chaque instant tout contre moi qui m’enserre, me dorlote, puis me relâche, m’écarte, avant de m’étreindre encore, dans une effusion maintes fois répétée…

Dis, multitude, que me veux-tu ? Allez, desserre un peu l’étreinte, laisse moi respirer. Un peu d’air s’il te plait… Que ne me permets-tu pour une fois de me hisser hors d’atteinte de ce coït incessant ? Que ne me laisses-tu échapper quelques instants à ton emprise ?

J’ai chaque jour l’impression étrange de vivre au cœur d’un tableau de David Thelim…

Ce monde singulier et pluriel, peuplé de personnages si proches et si lointains, c’est le mien. J’y retrouve la vision fidèle de ma vie de citadin. Cette foule toujours recommencée, cette foule qui peuple chacune des toiles de l’artiste, c’est celle que je côtoie dès potron-minet, celle qui me suit pas à pas toute la journée, où que j’aille. La voici ici saisie dans son essence même, dans sa vérité.

Là, dans cette peinture qui s’affranchit des règles de la figuration classique, qui suggère en quelques traits, qui souvent oppose au monochrome de la multitude, le bleu d’un décor impassible, je reconnais le cours bruissant de notre fourmilière terrestre.

Serrés comme des sardines, ou bien alignés en rangs d’oignon, collés l’un à l’autre en d’improbables embrassades, en d’étroites intrications, ou bien figés dans ces postures qu’il convient d ‘adopter en société, les êtres anonymes que le peintre cerne d’une ligne souple, sont tels que je les peux croiser chaque jour, qui affichent leurs différences tout en s’imitant les uns les autres

Ils me rappellent au fond ces bancs de poissons ou ces nuées d’oiseaux qui évoluent comme un seul être, chacun réagissant sur l’instant au comportement de celui qui le précède ou le côtoie.

J’ai chaque jour l’impression étrange de vivre au cœur d’un tableau de David Thelim…

Cette foule stylisée de laquelle émerge ici ou là une tête aux yeux écarquillés, un buste qui se soulève, un bras tendu vers le ciel, cette foule qui frissonne de mille vibrations secrètes, c’est, à fleur de toile, un condensé du monde qui nous entoure, la vision sensible de l’homme, cet animal qui vit tantôt en meutes, comme les loups, tantôt en troupeaux, comme les agneaux

Ludovic Duhamel
Directeur de Publication du magazine Miroir de l’Art

 

 

Ludovic Duhamel a créé en 2004 le magazine papier Miroir de l’Art,
lequel a pour objectif de mettre en valeur les grands artistes contemporains.
Il a par ailleurs créé le MIFAC (Marché International du Film sur les Artistes d’Aujourd’hui)
dont la première édition s’est déroulée en septembre 2015 au Mans.

www.miroirdelart.net