La présentation de l'artiste

Pierre-Jacques, dit Jacky, Catoni est né en 1939 à Marseille, ville où il passe son enfance et sa jeunesse entre le célèbre bar des artistes, le Péano et le restaurant paternel également fréquenté par les personnalités du monde de l’art : le Caribou. C’est là qu’il se liera avec les peintres Ambrogiani et Mentor.

Il exposera dès l’âge de 19 ans, d’abord au Maroc puis au Péano puis les galeries Sordini, Jouvène ou encore à Paris Faubourg Saint-Honoré ou Guigné l’accueilleront dès les années 1965-66. Il fait également l’objet de nombreux écrits par les grands noms de la critique d’art tels que André Alauzen di Genova ou encore Bernard Plasse. Ce voyageur qui n’aimait pas les voyages exposait beaucoup à l’étranger. Tout est dit, c’est un voyageur de l’immobile, de l’intériorité. On le rapproche de Chagall ou Mentor, bien-sûr, il en a la douce poésie diffuse, la chaude évanescence d’un monde où le rêve est loi. Pourtant, comme disait Yvan Audouard « Ce n’est pas une évasion, c’est un approfondissement, un retour aux sources fraîches de l’enfance. Un voyage au paradis perdus ».

Catoni n’est pas de ces artistes qui vous vendent des rêves, non, il vous les donne et ce ne sont pas les siens dans lesquels vous vous reconnaîtrez mais bien les vôtres qu’il dépose devant vos yeux.

 

 

« Le tracé, lentement, s’estompa, les dominantes passèrent de l’acidité à l’intensité : Catoni venait de s’ouvrir à cette lumière qui est l’ombre de l’éblouissement. »

Axel Toursky

 

 

« Son regard de poète était indispensable à notre société. Hier comme aujourd’hui. Sa peinture était le reflet de cette poésie. »

Pascal Verbena

« Le nouveau Monde ou l’enfance de l’art » (Extraits), Rencontre imaginaire par Salvatore Lombardo, Ed. « Autre temps »

 

 

Les “ténèbres extérieurs” ne continuent à exister qu’au delà du cadre. Et ce n’est pas sûr. Le halo personnel de Catoni, son aura, son auréole sont si subtilement envahissants qu’ils font douter de l’existence même de la nuit. La nuit n’est que l’invisible écrin de ses rêves. Il tamise leurs couleurs d’une brume légère pour ne pas se laisser éblouir par les merveilles qu’il découvre en lui. Pour empêcher que leurs éclats ne le réveille. Catoni est un extraordinaire déclencheur d’images. Sa peinture est un hypnotisme qui vous plonge dans cet état de transparence et de lucidité qui ne l’abandonne jamais. Vous avez rendez-vous avec vos propres rêves à l’intérieur du sien. Ce n’est pas une évasion : c’est un approfondissement. Un retour aux sourcess fraîches de l’enfance. Un voyage au paradis perdu.

Yvan Audouard

C’est un autodidacte en son architecture, qui sait peindre le cirque et aussi la nature puis dessiner au vol les joueurs de tennis.

R. Guigné

 

Musset chantait en vers et en prose. Catoni peint en vers et en prose ou, plus exactement, il écrit et décrit en vers la prose de la vie et il en fait de charmants poèmes colorés ou le sourire le dispute à l’ironie.

André Flament

 

 

Ses formes floues, jaillissent de la nuit en des lumières féeriques, sont comme saupoudrées d’une allégresse charmante.

Raymond Charmet

La biographie détaillée

Plus sur l'artiste

Enfant et adolescent il fréquenta assidûment la rive sud du Vieux Port, marqué par l’atmosphère colorée du Cours d’Estienne d’Orves, l’école du Péano et son chef de file Pierre Ambrogiani.

Peintre autodidacte, protégé de Pierre Ambrogiani qui le présenta au Péano dès 1963, le “facteur” est un habitué du Caribou, sur la place Thiars, rare lieu gastronomique existant après guerre, créé par les parents de Pierre Jacques Catoni. Le petit “Jacky” y côtoie des peintres de grand renom comme le catalan Biasco Mentor qui l’inspire fortement.

Dès l’âge de 19 ans il expose au Maroc, au Péano. Soutenu par les critiques d’art tels qu’André Alauzen di Genova ou encore Bernard Plasse, fondateur et directeur de La Galerie du Tableau à Marseille, les galeries parisiennes l’accueillent dès les années 1965-66. Voyageur de l’immobile, de l’intériorité, il redoute les déplacements à l’étranger où pourtant il est attendu… On le rapproche de Chagall ou Mentor, bien-sûr, il en a la douce poésie diffuse, la chaude évanescence d’un monde où le rêve est loi. Bienvenue dans son royaume onirique.

Il retournera au Maroc quelques mois avant sa mort en 1987.

Expositions

 

2016

  • Galerie BARTOLI – En partenariat avec le restaurant Le Caribou, Marseille.

2012

  • Centre d’art Sebastien – en partenariat avec l’association Formidables peintres, Saint Cyr sur mer.

1984

  • Galerie Lacydon – exposition collective, Marseille.

1981

  • Salle Basse – Martigues.

1980

  • Galerie Guigné – Paris.

1979

  • Salle Basse – Exposition collective, Martigues.

1978

  • Salle Basse – Martigues.

1973

  • Salle Basse – Martigues.

Paroles

À propos de Catoni

Presse