L’exposition « Petits formats d’hiver »

Le vernissage aura lieu
le mercredi 14 décembre 2016, de 17h à 21h, en présence des artistes.

L’exposition se déroulera
du 14 décembre 2016 au 20 février 2017.

Les artistes

 

Nasser AL ASWADI

  • Nasser est originaire du Yemen. Il est né en 1978 au village Al Hujr près de Taïz, et a passé deux ans à Sanaa dans une école d’enseignement technique pour obtenir un diplôme d’architecture. Il présente ses travaux pour la première fois en 2001 à Sanaa, et se partage depuis 2008 entre le Yémen et la France.

    LE VISIBLE ET L’INVISIBLE “(…) Nasser Al Aswadi peint comme s’écrit la haute poésie. L’esprit en quête de ce qu’il pressent, les yeux ouverts sur ce qui relie l’ici-bas et l’au-delà, la main patiente qui trace et qui structure, il capte le plus souvent en noir et blanc, (…) le graphe rythmique du trait et la scansion ondulatoire de la lumière qui diffuse la lettre non plus prise dans sa signification littérale mais dans le flux de sensation et d’émotion extatique qui s’en dégage (…). “J’utilise l’énergie des mots et de la lumière. L’écriture est au coeur de mon travail : elle échappe au registre de la terminologie pure pour entrer dans le champ du signe, du langage visuel” dit l’artiste (…).” Pascal Amel, Art Absolument.

  • bAMbEL

    • Artiste Française née en 1983 et basée à Marseille, bAMbEL a gardé de son métier de vidéaste une fascination pour les supports magnétiques qui servaient autrefois à enregistrer l’image. Mais ce n’est plus la caméra qu’elle utilise pour raconter ses histoires mais la bande de la cassette elle-même, qui patiemment tissée sur châssis reflètent une nouvelle réalité. 

     Monique CELLIERE

    • Depuis longtemps je m’exprime en dessinant. Ce choix me porte et m’encourage, il ne craint ni l’incompréhension ni l’intrusion des expressions les unes dans les autres. J’avais le coeur de réaliser mes oeuvres, avec des outils classiques, des matériaux de base, sur des supports pauvres (papier, mine graphite et crayons de couleur), afin d’être au plus près de l’expression du trait et de la forme et pouvoir ainsi m’exprimer de manière diversifiée et non codifiée. Le dessin me laisse en effet fabuler en toute liberté et mettre à jour cet univers intime et mystérieux, d’où naissent ces personnages hybrides qui révèlent, au travers de leurs expressions et leur parenté zoomorphe, toute la difficulté de communiquer et de se définir.” Monique Cellière. 

    Dominique CERF

    • Dominique Cerf est née en 1957 à Bitche (57), et vit et travaille à Marseille. Elle a passé son DNSEP en 1985 à l’école d’art de Marseille et s’est intéressée à l’Art Thérapie en 1997. Elle intervient très régulièrement depuis 1987 en milieu hospitalier, carcéral et scolaire. En 1990, elle a obtenu un poste d’enseignelent en Arts plastiques pour la création d’une école d’art à Nouméa en Nouvelle Calédonie.

      Mes scultures utilisent toujours plus de matières végétales, de terres… Ils sont en quelque sorte nourris par leur environnement, ils l’interprètent. Les ouvertures, les fragmentations et les superpositions d’espaces qu’ils incarnent sont directement liés à l’espace dans lequel ils prennent racine. (…)”

      Dominique Cerf, 1999

      “Cela commence quand le soleil est tombé. La lumière naturelle n’a pas d’importance. C’est dans le noir, la nuit, que ça commence et que ça abuse. Quand on voit moins. C’est là, qu’elle attend que cela remonte. Il y a ceux qui s’appuient sur la matière et suscitent et ceux qui s’y attendent. Elle, elle attend. Il ne s’agit pas trop d’inventer des formes, plutôt reprendre et retrouver. Ce n’est pas la matière qui guide le travail mais une image, une pensée. Il n’y a ni modèles, ni photographies. Il y a la nuit tombée.

      Elle dessine parfois les pièces. Elle dessine des cactus, des feuilles, des végétaux. Elle pense à du verre pilé et à de la terre battue, à de l’asphalte, à du ciment. Elle est sous influence. Ce sont souvent les lieux qui la guident, mais avec une influence de plus que guide… C’est l’autour qui va l’attirer, l’orienter. (…)”. Jean Pierre Ostende “Sentiment durable dans l’espace” 1999. 

    Marc FRAISON

    • AUX FRONTIÈRES DU RÊVE ET DES CAUCHEMARS “Bien que né à Paris et vivant à Marseille, Marc Fraison alimente et rattache son univers sculptural à la terre d’Aveyron ou il fut élevé. De cette ruralité forte et diverse, il ne retient et explore obsessionnellement que la part sombre et cachée : forêts profondes et humides, lumières filtrées, matières ambiguës, textures indéfinies, couleurs chatoyantes… (…) Aujourd’hui, l’usage du verre massif lui permet de mieux réinventer les messages de sa mémoire. (…) Tout ce monde embarque et se presse vers une histoire ou un scénario improbable… Mais à peine à t il dressé les décors de son théatre enfantin que déjà l’artiste fait entrer en scène un nouveau bestiaire autrement dérangeant et complexe. (…) Pourtant, aux frontières du rêve et des cauchemars, Marc Fraison a sans doute trouvé son jardin des délices.” Raymond Martinez, Sculpteur, 2014.

    Claude LANGLOIS

    • Né en 1942 à Marseille, Claude Langlois a une formation universitaire de psychologie. Il travaille dans une entreprise marseillaise. Tout en poursuivant ses activités artistiques, il fréquente les cours de dessin d’Yvan Daumas dans le cadre de l’atelier de l’école des Beaux Arts de Marseille. 

      Vous avez dit singulier? Mon travail se décline au pluriel. Depuis 1980, je réalise des objets, des collages, des peintures et des dessins par plaisir et par goût de la liberté. Je peins plus avec les yeux et les mains qu’avec des pinceaux. J’apprécie l’odeur et la texture de la peinture à l’huile. Mon plaisir est de voir émerger d’objets ramassés sur les plages ou de taches de peinture une forme, un personnage, un animal, comme des fantômes de l’enfance. Ces apparitions reflètent le monde tel que je le vois et le ressens. Ce monde est joyeux, coloré, poétique et parfois humoristique. Mes dessins évoluent avec l’air du temps comme un drôle d’album de famille pas toujours imaginaire. Mes personnages vous regardent pour vous faire une déclaration d’amour. (…)” Claude Langlois.

    Elisabeth LEMAIGRE-VOREAUX

    • DE SABLE ET DE SOIE “(…) Elisabeth Lemaigre-Voreaux ne raconte pas d’histoire, le matériau à la sienne propre, il résiste, parfois ne livre rien, en tout état de cause c’est lui qui dirige : “Le fragment c’est toute une histoire, Je préserve ce qui a eu une autre vie pour que la mémoire ne s’efface pas.” (…). Elisabeth Lemaigre-Voreaux élève le fragment au rang de symbole. Elle déclare :”Aujoud’hui, je suis dans l’art sacré”. Le sacré en tant que révélation du réel. (…) L’art d’Elisabeth Lemaigre-Voreaux livre des créations peuplées d’icônes allusives. Elles s’inscrivent dans la mouvance de l’écriture tragique du catalan Antoni Tapiès qui affirme : “Être artiste consiste à établir un rapport entre des choses matérielles qui établissent elles-mêmes un rapport avec les choses spirituelles”. Annick Chantrel Leluc.

    Taka MIZUKAMI

    • Taka Mizukami est né au Japon en 1941. Diplômé de la fameuse école des Beaux-arts « Musashino » près de Tokyo, il vit et travaille en France depuis 1980. 

      “L’œuvre de TAKA MIZUKAMI se caractérise par une composition harmonieuse, raffinée et sensible entre les formes, les couleurs et les matières. C’est avec de la poussière de marbre, des pigments minéraux et des feuilles d’or sur toile ou sur bois qu’il nous fait entrer dans son univers. Un univers très marqué par le thème de la féminité et de la virilité, de l’énergie vitale et de la puissance. Tout n’est que suggestions et imbrications réussies.”  Sophie Oleyer.

      « Je tire mon inspiration du cosmos, de son organisation parfaite et infinie” Taka Mizukami.

    Cecile PERRA

    • Après ses études en école d’art, ce sont 2 années à animer un atelier pour handicapés mentaux adultes qui font découvrir à Cécile Perra l’art qui la fera vibrer. Ils lui ont alors confié sans le savoir, le secret de la simplicité et de la spontanéité dans la création. Depuis elle cherche sans cesse à « désapprendre », éternellement happée par le portrait, la mémoire, les photos anciennes, elle s’en saisit avec sensibilité, se libérant progressivement de la technique, de l’esthétique, en bref du « poli ». 

      Assise dans l’instant, armée de vieux papiers, précieux tissus porteurs d’histoires, portraits intimes qu’elle transforme, mêlant familles et délires, elle assemble… elle coud. Le fil comme liant, trouver une bouche et puis ses yeux qui en disent long, un visage, un vieux courrier, une photo de famille pour suggérer le personnage, le côtoyer, une identité, un caractère. 

      Ma rencontre, dans le cadre d’un atelier de peinture avec des handicapés mentaux adultes dotés d’une richesse humaine et artistique admirable, m’a révélé combien la spontanéité dans l’acte de créer m’importait. J’aborde mon support simplement, les normes s’effacent, les formes s’épurent, les représentations deviennent grossières, maladroites tandis que l’émotion s’affirme.” Cécile Perra

    Claudie POINSARD

    • Métisse Franco-camerounaise, Claudie Poinsard est née à Douala, de l’improbable rencontre entre une jeune camerounaise dont la famille a des origines séculaires à Bonapriso et un ingénieur géomètre français issu des terroirs lorrains et provençaux. 

      De cet acte hors les stéréotypes de l’époque, elle conserve la trace indélébile : “Je suis un de ces nombreux paradowes dont le hasard de la vie a le secret, révélant ainsi le désordre de la colonisation, là même où cette dernière s’acharnait à vouloir mettre de l’ordre”. 

    Emmanuelle RENARD

    • Emmanuelle Renard est née en 1963. Elle vit et travaille entre Paris et Pondicherry, en Inde. Peintre de l’extrême, Emmanuelle Renard met sa peinture en tension, explorant la distorsion des formes, en des lignes de corps qui se délitent tout en s’incarnant de matière, jusqu’à devenir dévorantes. Le trait se fait à la fois coupure, disjonction, tout en s’enroulant en une courbe qui le rend tentacule, possession.Par ses couleurs qu’elle fabrique elle-même avec ses pigments, elle donne à son propos une présence à la fois très physique et allusive, incarnant cet entre-deux par des constructions baroques où le chaud juxtapose le froid, où le brûlant s’expose à la glace. Dans ce combat sur toile où la ligne et la matière s’affrontent singulièrement, il n’y a pas de place pour la tiédeur. 

    Pierre RIBA

    • Pierre Riba vit et travaille dans le sud de la France et en Espagne. Depuis longtemps il expose régulièrement ses productions (sculptures, reliefs muraux et œuvre graphique) en France et dans le monde. Son travail a le charme primitif de la modernité.

      VERS L’ESSENTIEL “(…) Du carton surgit la ligne pure de sculptures libérées de tout anecdote, érigées comme des signes cabalistiques, des totems modernes, qui affirment, entre imaginaire et réalité, une esthétique teintée de primitivisme qui oscille entre sérénité absolue – harmonie des figures, monochromie – et trouble et inquiétude – déchirures, aspérités, cassures – entre-deux silencieux et ô combien fascinant.” Ludovic Duhamel, Directeur de la publication chez Miroir de l’art.

      “Découpages, assemblage, structure. Une valse à trois temps, au tempo brut, portée par les aspéritées obsédantes des feuilles de carton. Pierre Riba puise sa force dans la rupture avec ce support tout en l’inscrivant dans une nouvelle démarche. Il donne par le filtre de la création, un nouveau pouvoir à un objet jugé initialement quelconque. Assure une fonction sacrée qui se loge, en un nouveau rituel voulu par les anciens, que certains nomment aujourd’hui design.” Grégory Tuban (extrait)

    David THELIM

    • Artiste peintre né en 1966 à Marseille, il s’intéresse particulièrement à la représentation de la multitude dans un espace saturé, ainsi qu’à la représentation de la ressemblance et de la différence qui se côtoient. Ses thèmes de prédilection peuvent l’amener à passer d’une expression figurative à une expression totalement abstraite.

      LA FOULE, TOUJOURS RECOMMENCÉE  » (…) J’ai chaque jour l’impression étrange e vivre au coeur d’un tableau de David Thelim… Cette foule stylisée de laquelle émerge ici ou là une tête aux yeux écarquillés, un buste qui se soulève, un bras tendu vers le ciel, cette foule qui frissonne de mille vibrations secrètes. C’est, à fleur de toile, un condensé du monde qui nous entoure, la vision sensible de l’homme, cet animal qui vit tantôt en meutes, comme les loups, tantôt en troupeaux, comme les agneaux…” Ludovic Duhamel, Directeur de la publication chez Miroir de l’art. 

    Marko TUBIC

    • Marko Tubic est né à Zrenjanin, en Serbie, en 1981. Il a été diplômé de l’université des Arts de Belgrade en 2009.

    La Galerie Bartoli vous reçoit
    Mardi et mercredi de 14h30 à 19h
    Du jeudi au samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h
    et sur rendez-vous
    Horaires d’ouverture modifiés pour la période du 29 décembre au 21 janvier 2017, la galerie sera ouverte du Jeudi au Samedi de 13h à 19h.

    → 81, rue Sainte – 13007 Marseille

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