Jean-Marc Dodet

Présentation de l'artiste

 

Eccebis

Ecce Homo

galerie-bartoli-artiste-jean-marc-dodet_img01L’ensemble de cette production artistique s’est constituée autour d’une recherche du Réel dans le fragment et sa disparition dans l’empreinte. Cette série est composée de neuf corps constitués chacun d’empreintes et fragments divers, collectionnés puis agencés selon une grille, un parcours. La forme ainsi produite s’oppose au système dont elle est issue tandis que celui-ci engendre en permanence de nouveaux fragments dis-localisés puis re-localisés. Cela fonctionne comme un système complexe, combinatoire dont la proposition est une émergence aléatoire, inattendue et soudaine. Cet incontrôlable perturbe l’idée du résultat.
galerie-bartoli-artiste-jean-marc-dodet_img03Il ne s’agit pas d’appliquer une peinture sur la toile avec l’idée de la représentation. Le processus d’empreinte génère une tension due à l’écart entre l’idée et le résultat qui provoque un nouveau désir, celui de poursuivre le mouvement de la fraction et de l’aboutir dans le tout. L’empreinte est une aventure,une éventualité, une épreuve. Elle permet de capter et de dupliquer le réel sans jamais en donner une représentation. Au contraire, elle établit un lien direct avec sa propre disparition. L’empreinte est l’apparaître du réel, son surgissement dans sa propre négativité. « La chose » n’est plus là, mais demeure la tache de sa présence, une survivance…

Tracebis

Trace

galerie-bartoli-artiste-jean-marc-dodet_img08Trace, matière et disparition.Le blanc étire et suspend l’espace. Tout apparaît sur le blanc et tout y disparaît, sur lui le trait n’est qu’une hypothèse, un tremblement, sous lui la trace se dévoile dans une esthétique du repentir. La transparence du blanc révèle spontanément la multitude des traces mémorielles. Ici les matières utilisées sont issues de la disparition de la Substance. Elles en gardent la trace, la sensibilité. La craie, squelette de micro-organismes ; le goudron issu de la putréfaction, le noir de fumée résidu de combustion, le brou issu de la macération, la cendre de bois, la colle de peau, et la cendre d’os. Avec la superposition et la transparence le regard traverse la matière et s’enfonce vers un infini intérieur. Chaque surface a été transformée par un événement dont elle a reçu la trace, celui-ci créé l’espace intérieur de l’œuvre. Grattage, ponçage, effacement, recouvrement, sédimentation, déchirure. La surface se marque d’une alternance de formes positives et de formes négatives, en multiples couches de virtualité et de potentialité.